SPM et symptômes : de quoi parle-t-on vraiment ?
Le syndrome prémenstruel (SPM) désigne l’ensemble des symptômes physiques, émotionnels et psychiques qui apparaissent dans les jours précédant les règles, généralement pendant la phase lutéale du cycle menstruel. Selon l’INSERM, le SPM correspond à des troubles cycliques qui disparaissent avec l’arrivée des règles et qui peuvent impacter plus ou moins fortement le quotidien.
On estime qu’environ 70 à 80 % des femmes ressentent au moins un symptôme prémenstruel au cours de leur vie. Pour 20 à 40 %, ces symptômes sont suffisamment marqués pour parler de syndrome prémenstruel à proprement parler. Et dans environ 5% des cas, il s’agit d’une forme sévère appelée TDPM – trouble dysphorique prémenstruel, qui peut entraîner une souffrance psychique importante (anxiété, dépression, irritabilité intense, pensées noires).
Seins douloureux, ballonnements, fatigue, maux de tête, fringales, sautes d’humeur, hypersensibilité, irritabilité ou baisse de moral… Les symptômes du SPM sont nombreux et très variables d’une femme à l’autre. Mais alors, pourquoi apparaissent-ils ?

Syndrome prémenstruel : une question d’équilibre hormonal
Contrairement à une idée reçue, le SPM n’est pas causé par “trop d’hormones”, mais plutôt par un déséquilibre entre deux hormones clés du cycle menstruel : les œstrogènes et la progestérone.
Pour comprendre simplement, imaginons le cycle comme une danse hormonale.
- Les œstrogènes dominent surtout en première partie de cycle : ils stimulent, dynamisent, favorisent la sociabilité et l’élan.
- La progestérone, sécrétée après l’ovulation et prédominante dans cette phase du cycle, a un rôle plus apaisant : elle prépare le corps à une éventuelle grossesse et soutient le système nerveux.
Le syndrome prémenstruel apparaît souvent lorsqu’il existe une hyperoestrogénie relative ou réelle :
- Hyperoestrogénie relative : les œstrogènes sont à un niveau normal, mais la progestérone est insuffisante. Le ratio est déséquilibré.
- Hyperoestrogénie réelle : les œstrogènes sont réellement trop élevés par rapport aux besoins du corps.
Résultat : la phase prémenstruelle devient plus difficile à vivre. Le corps et le cerveau réagissent plus fortement aux variations hormonales, ce qui amplifie les symptômes du SPM.
Quelles sont les causes possibles du déséquilibre à l’origine du SPM ?
Ce déséquilibre hormonal n’apparaît pas par hasard. Il est souvent le reflet de notre mode de vie et de notre environnement.
Impact de l’hygiène alimentaire sur le syndrome prémenstruel
Une alimentation trop riche en sucres raffinés, aliments ultra-transformés ou graisses de mauvaise qualité peut perturber la régulation hormonale. Le foie, chargé notamment d’éliminer l’excès d’œstrogènes, peut se retrouver surchargé. Résultat : les œstrogènes s’accumulent et favorisent les symptômes du SPM.
Activité physique et SPM
Le mouvement aide naturellement à métaboliser les hormones et à réduire le stress. Une vie trop sédentaire peut donc contribuer au syndrome prémenstruel, tandis qu’une activité douce et régulière (marche, yoga, natation…) soutient l’équilibre hormonal.
Le rôle des perturbateurs endocriniens sur le déséquilibre hormonal
Cosmétiques, plastiques, pesticides, produits ménagers… Les perturbateurs endocriniens imitent ou dérèglent l’action des hormones dans le corps. Une exposition répétée peut accentuer l’hyperoestrogénie et aggraver les symptômes du SPM.
Stress chronique et syndrome prémenstruel
Le stress est un grand voleur de progestérone. Lorsque le corps est sous tension constante, il privilégie la production de cortisol (hormone du stress) au détriment de la progestérone. Moins de progestérone = un ratio œstrogènes / progestérone déséquilibré… et un SPM plus marqué.
Sommeil de mauvaise qualité et SPM
Un sommeil insuffisant ou non réparateur perturbe la régulation hormonale globale. Or, les hormones aiment la régularité et le repos. Des nuits écourtées peuvent donc accentuer les symptômes prémenstruels, notamment la fatigue et l’irritabilité.
Se débarrasser du SPM c’est possible
La bonne nouvelle, c’est que le syndrome prémenstruel n’est pas une fatalité. Même s’il est très répandu, il n’est pas “normal” de souffrir chaque mois au point de subir son cycle.
En agissant sur l’hygiène de vie, la gestion du stress, l’alimentation, le sommeil et l’exposition aux perturbateurs endocriniens, il est souvent possible de réduire significativement les symptômes du SPM, voire de les faire disparaître.
En revanche, si les symptômes sont très intenses, envahissants ou s’accompagnent d’une grande souffrance psychique, notamment en cas de TDPM (trouble dysphorique prémenstruel), il est essentiel de consulter un·e professionnel·le de santé formé·e à la santé hormonale. Un accompagnement adapté peut réellement changer la qualité de vie.
Ton cycle n’est pas ton ennemi. Comprendre tes hormones, c’est déjà reprendre du pouvoir sur ton bien-être.
En te permettant d’être à l’écoute de ton cycle, la symptothermie peut t’aider à vaincre ton SPM. Réserve un appel découverte avec une conseillère si tu veux en discuter.
Sources : Inserm, PubMed Central
Alexia, conseillère en symptothermie Sympto

