Après une consultation chez le gynécologue, les résultants tombent : tous les examens sont bons et rassurants que ce soit pour vous ou pour votre conjoint.
Votre médecin vous recommande alors de poursuivre les essais bébé, avec des rapports réguliers pendant 6 mois à 1 an, avant d’envisager un nouveau bilan ou un traitement si la grossesse tarde à arriver.
Mais une question revient fréquemment : comment mettre toutes les chances de son côté pour optimiser sa fertilité et favoriser une conception ?
Premier conseil : Suivre son cycle avec la méthode sympto
La méthode Sympto®, en se basant sur les observations comme l’évolution de la glaire cervicale et la température au réveil, nous apporte plusieurs avantages lors des essai bébé :
- Cibler les rapports au moment opportun à chaque cycle en identifiant sa fenêtre fertile. Contrairement à ce que l’on pourrait croire, la fertilité ne se limite pas aux seules 24h de l’ovulation ! La fenêtre fertile s’étend sur environ 6 jours, incluant les 5 jours précédant l’ovulation ainsi que le jour de l’ovulation, en raison de la survie des spermatozoïdes dans les cryptes du col de l’utérus de la femme.
- Repérer sa période fertile même en cas d’ovulation précoce ou retardée.
- Se renseigner sur la santé de son cycle, notamment la durée de sa phase lutéale qui nous indique directement la qualité de notre ovulation.
- Se passer des tests d’ovulation qui repèrent seulement le pic de LH sans confirmer qu’une ovulation a bien aboutie et sans donner d’autres informations sur le cycle. De plus, ils ne fonctionnent pas en cas de SOPK.
- Savoir précisément quand réaliser le seul et unique test de grossesse voire ne pas en faire du tout et reconnaître la grossesse uniquement avec la courbe de la température.
- Chez les femmes atteintes du SOPK, mieux repérer les tentatives d’ovulation avant l’ovulation réelle grâce à la méthode Sympto®. Malgré des cycles longs et irréguliers, certaines femmes avec le SOPK parviennent à concevoir rapidement en identifiant simplement leur période fertile avec la symptothermie.
- Repérer certains déséquilibres du cycle comme une durée de phase lutéale insuffisante ou des spottings durant plusieurs jours avant les règles.
- Savoir à quel moment utiliser certains compléments, certaines plantes notamment celles qui soutiennent la phase lutéale.
- Réaliser les bilans hormonaux au moment le plus pertinent du cycle, notamment pour doser la progestérone et l’oestradiol 7 à 8j après ovulation, témoin direct de la qualité de l’ovulation.
Deuxième conseil : Améliorer son hygiène de vie et son alimentation
Durant cette période d’essai bébé, adopter une meilleure hygiène de vie peut véritablement soutenir la fertilité du couple.
Parmi les premières habitudes à mettre en place, il est recommandé :
- D’arrêter le tabac et de limiter au maximum l’alcool
- De veiller à avoir un sommeil de qualité,
- De pratiquer une activité physique régulière,
- D’apprendre à mieux gérer son stress notamment grâce à la cohérence cardiaque,
- De prendre en charge un éventuel surpoids,
- Ou encore de limiter son exposition aux perturbateurs endocriniens présents dans certains cosmétiques, produits ménagers ou plastiques.
Au niveau de l’alimentation, quelques changements simples à mettre en place :
- Privilégier une alimentation variée, de saison, et la plus brute possible.
- Optez ainsi, pour le fait maison et limiter les produits transformés.
- Boire 1,5 L d’eau pour être bien hydrater.
- Bien mastiquez et prendre le temps de manger en pleine conscience.
- Manger assez de protéine à chaque repas en variant les sources (protéines végétales et animales).
- Intégrer à chaque repas des légumes de saisons, riches en fibres et en micronutriments, qui doivent représenter 50% de notre assiette.
- Limiter les glucides à index glycémique élevé.
- Consommez des bonnes graisses pour la production de vos hormones sexuelles (qui dérivent toutes du cholestérol) notamment des oléagineux, de l’huile d’olive (riche en oméga-9), de l’avocat, de l’huile de cameline, lin ou colza (riche en oméga-3 – acide alpha linolénique), des petits poissons gras riches en oméga-3 – EPA et DHA (sardines, harengs, maquereaux)…

Troisième conseil : quelques notions essentielles sur les compléments alimentaires
Voici quelques micronutriments fréquemment retrouvés en préconception:
- L’acide folique est le complément systématiquement prescrit dès les essais bébé afin de prévenir certaines anomalies du développement embryonnaire. Certains professionnels de santé recommandent actuellement de privilégier la forme méthylée de la vitamine B9 notamment en raison de la mutation possible du gène MTHFR, fréquente dans la population française et non systématiquement dépistée.
- La vitamine D impliquée dans l’immunité, l’absorption du calcium, l’humeur mais aussi la régulation hormonale. Une étude a montré qu’un taux suffisant en vitamine D avant la conception augmente les chances de grossesse.
- Les oméga-3 importants pour la fluidité membranaire, pour la régulation de l’inflammation mais aussi pour la fertilité. Des études suggèrent que la prise d’oméga-3 augmente les chances de grossesse et de fécondation.
Ce ne sont pas les seuls micronutriments ! On a également le magnésium, le sélénium, le coenzyme Q10, les vitamines du groupe B, le fer… qui sont importants pour la fertilité.
Les compléments alimentaires sont incontournables mais il ne faut pas les choisir au hasard. Ils doivent être adapté aux analyses biologiques de chaque couple, notamment le fer et la vitamine D car il y a des risques de surdosage.
De plus, certains compléments contiennent des micronutriments qui ne devraient pas être pris simultanément comme le fer et le zinc car cela ralentit leur absorption.
Il est ainsi préférable de demander à un professionnel formé en micronutrition des conseils pour bien choisir ses compléments alimentaires.
Pour conclure, de nombreux couples ignorent que, pendant les essais bébé : la méthode Sympto®, une alimentation saine et des compléments adaptés peuvent soutenir la fertilité et favoriser les chances de grossesse.
Sources :
Vitamine D et conception : https://www.thelancet.com/journals/landia/article/PIIS2213-8587(18)30153-0/abstract
Oméga-3 et fertilité : https://pubmed.ncbi.nlm.nih.gov/38628754/
Joycia, conseillère en symptothermie Sympto :

