« La symptothermie, c’est une nouvelle émancipation de la femme »

En mars 2015, Le Plus du Nouvel Observateur a accordé une tribune à Valentina Salonna, conseillère en symptothermie. Un point de vue qui vient contrebalancer celui de nombreux gynécologues qui déclarent que la symptothermie n’est pas à recommander… Et si c’était le contraire? 

« Depuis le droit de vote obtenu en France en 1944, quel chemin parcouru par les femmes ! La légalisation de la pilule, en 1967, fait notamment figure de pierre angulaire pour l’émancipation féminine. Aujourd’hui nous pouvons profiter de l’incommensurable percée que la pilule nous a offert et pour cette raison je la respecte profondément. Néanmoins la femme d’aujourd’hui a comme alliée la symptothermie, pour franchir une autre étape : la gestion de sa fertilité dans la connaissance de son corps et de son cycle.

La symptothermie, contraception douce basée sur l’auto-observation des signes corporels et de la température, affiche, grâce à un « double contrôle » inédit dans l’histoire des méthodes naturelles, une sécurité équivalente1 à celle de la pilule : plus de 99 %, en théorie. En matière de contraception, il faut tenir compte de la pratique réelle : 8 % des femmes prenant la pilule tomberont enceintes dans l’année, souvent à cause d’un oubli. Un taux d’échec identique dans la symptothermie, par manque de rigueur dans l’auto-observation. A sécurité contraceptive égale, le rapport bénéfices-risques pencherait plutôt en faveur de la symptothermie, naturellement sans effets secondaires, mais peu de femmes choisissent cette contraception. Principalement, selon moi, par déficit d’information sur sa fiabilité, mais aussi, pour celles qui la connaissent, par manque de confiance en elles et en leur corps (…). »

>> Lire la suite sur leplus.nouvelobs.com !

symptothermie méthode de contraception naturelle

1Voir ce document de la Haute Autorité de Santé, page 27 : État des lieux des pratiques contraceptives et des freins à l’accès et au choix d’une contraception adaptée, 2013. Lire aussi le Quotidien du médecin du 22 février 2007.

Laisser un commentaire