Elles ont remplacé la pilule par leur téléphone

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Ce mois d’octobre, Echo Magazine, hebdomadaire suisse, a exploré le sujet de la « symptothermie », jusqu’ici peu médiatisé, avec un point de vue plutôt positif. Cette alternative à la pilule peut en effet s’appuyer sur des résultats solides, à condition de bien s’observer.

« Une application smartphone peut alors s’avérer précieuse: au lieu de relever ses observations sur une feuille de papier, la femme peut directement les entrer dans un logiciel. Qui non seulement interprète les données («Aujourd’hui, vous êtes infertile dès 19h»), mais incite aussi à la rigueur. L’application Sympto, créée par la fondation SymptoTherm, envoie chaque jour un message à l’utilisatrice: «Reprise des températures dans quatre jours», «Enregistrez l’heure de prise de température», etc. Si les informations entrées sont incomplètes ou manquent de précision, le programme indique bleu fertile. «C’est comme avoir un moniteur dans la poche», note son concepteur, Harri Wettstein.

La méthode symptothermique n’est pas encore très connue. Le but de la fondation SymptoTherm est justement de promouvoir ce moyen de contraception et de le faire connaître. Mais elle n’a pas encore reçu un accueil favorable auprès des instances médicales ou éducatives, trop frileuses pour faire confiance à ce moyen de contraception naturel. Même dans les milieux chrétiens, ce n’est pas gagné…

« Les catholiques sont mal informés par leurs propres institutions, qui leur demandent pourtant de ne pas utiliser de pilule ou de préservatif, estime Harri Wettstein. Ils ont la chance d’avoir une théologie du corps, qui n’existe pas chez les protestants. Pourquoi ne pas proposer des papillons d’information au fond des églises et mettre de l’argent pour développer des applications smartphone, comme le font déjà les catholiques américains?»

Avec l’arrivée des appli mobile, la symptothermie pourrait néamoins davantage séduire les utilisatrices de tous les horizons, car la pilule n’a plus le vent en poupe et les femmes sont en quête d’une contraception plus respectueuse de leur corps.

Harri Wettstein ne craint pas la concurrence: «Au contraire! Je souhaiterais que les autres organisations qui promeuvent la symptothermie conçoivent leur propre application. On pourrait alors les comparer pour les améliorer».

Extraits de l’article de Christine Mo Costabella, Echo Magazine, n°40, 2 octobre 2014.


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LIRE AUSSI : Ces femmes qui sont heureuses sans pilule (Echo Magazine, avril 2013.


 

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