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La fondation SymptoTherm et l’appli Sympto

Créée en 2001 pour promouvoir la méthode symptothermique, la fondation SymptoTherm (Suisse) a conçu un didacticiel très abouti : « sympto ».

Pourquoi choisir Sympto plus qu’une autre application ?

La symptothermie est la méthode naturelle qui a le meilleur taux de fiabilité, mesuré par l’indice de Pearl (0,4% d’échec. Pilule 0,3, stérilet cuivre 0,6).
Et  sympto est tout simplement la meilleure appli pour pratiquer la symptothermie !

En effet, classée numéro 1 des applications symptothermiques par le groupe de chercheurs américain « Facts about fertility » (voir blog.sympto.org, article « sympto, n°1 des applis symptothermiques », juillet 2016), le didactitiel se distingue très nettement d’une multitude d’applications basées sur la méthode Ogino (méthode du calendrier), non fiables pour la contraception car non basées sur l’observation mais sur des pronostics.  Dans cette étude, les chercheurs ont classé les applications mobiles pour chaque méthode naturelle dont elles se revendiquaient. Sympto est sorti numéro 1 !

A but non lucratif, accessible sur ordinateur ou sur mobile, cette application facilite l’apprentissage de la « symptothermie moderne » où le numérique est avant tout au service de l’autonomie des femmes : l’utilisatrice se concentre sur la qualité de ses observations et assimile progressivement les rudiments de la méthode, tandis sympto se charge de l’application correcte des règles de la symptothermie et propose une interprétation des cyclogrammes

Sympto s’accompagne d’un manuel en accès libre, La Symptothermie complète, et d’une messagerie interne pour échanger avec une conseillère en vue garantir la fiabilité de ses observations. Six mois de suivi sont recommandés avec une conseillère Sympto. Le manuel Sympto Basic de 34 pages, paru en 2017, rend la méthode encore plus facile à apprendre sur sympto.

Le corpus méthodologique de La symptothermie complète est une synthèse des méthodes Rötzer et Sensiplan, synthèse à laquelle s’ajoutent des apports méthodologiques inédits (comme la reconnaissance de l’élixir post-ovulatoire, avec l’icône du nuage jaune, ou encore le tableau à étoiles surnommé le Da Vinci code féminin). Ce travail méthodologique a été décisif pour constituer l’algorythme sympto, indissociable de cette nouvelle approche : lorsqu’on parle de la symptothermie pratiquée par la fondation SymptoTherm, on parle de Symptothermie moderne.

Cette synthèse avec les autres écoles de symptotermie est explicitée dans le manuel. La méthode SymptoTherm peut donc tout à fait être utilisée en dehors de l’application, dans le cadre d’une pratique artisanale (sur cyclogramme papier), l’utilisatrice appliquant alors les règles de la symptothermie moderne selon la fondation SymptoTherm.

Un important groupe d’entraide dédié à sympto a vu le jour en 2015 sur Facebook (groupe Symptothermie). Administré avec sérieux par des conseillères et des utilisatrices, ce groupe rassemble plusieurs milliers de femmes qui y trouvent du soutien et des conseils, mais également de la confiance et de la bienveillance pour se lancer en toute sécurité.

Plus d’info sur sympto.org et symptothermie.com.

CONTACT : info[à]symptotherm.ch


Questions-réponses

Quels sont les profils des femmes qui viennent en ce moment à la symptothermie (et quel était leur profil avant les scandales autour de la pilule en 2012) ?

Nous assistons globalement un rajeunissement chez les femmes qui se lancent dans la Symptothermie. Il y a une dizaine d’années, le public était composé de femmes autour de la trentaine, souvent en couple, et s’inscrivant pour une bonne partie dans une démarche à caractère religieux. Cela tient à l’histoire de la Symptothermie, découverte par les catholiques. La méthode n’a pas su trouver immédiatement un chemin auprès du grand public pour deux raisons principales : premièrement l’information est restée dans le giron communautaire catholique (pas toujours bien communiquée en interne non plus), deuxièmement l’écrasante communication des pouvoirs publics à favorisé la contraception conventionnelle et notamment hormonale. Depuis les années 2010, la méthode commence à se frayer un chemin auprès du grand public, d’une part parce qu’il existe une nouvelle école de symptothermie laïque (fondation SymptoTherm), très impliquée dans l’ère numérique, d’autre part parce que les écoles de symptothermie traditionnelles communiquent mieux et plus largement (grâce à internet). Le rajeunissement du public tient aussi à d’autres phénomènes tout à fait significatifs : il ne faut pas oublier que les femmes prennent la pilule de plus en plus tôt et qu’à 25 ans elles ont parfois déjà 10 ans de contraception hormonale. Elles ont généralement tout essayé dans l’offre proposée par leur gynécologue et elles ont finalement été déçues ou maltraitées par la chimie. Enfin, il y a tout le retour actuel au naturel, l’essor du mouvement bio et/ou vegan, et la remise en question du point de vue des autorités sanitaires, entaché par de nombreux scandales, pas seulement liés à la contraception.

Quels sont les profils des femmes qui arrêtent la symptothermie, quelles sont les principales difficultés ou raisons évoquées ?

Les femmes qui arrêtent la symptothermie sont relativement beaucoup moins nombreuses que les femmes arrêtant la contraception hormonale. Le taux de satisfaction est en général bien supérieur (autonomie, connaissance de soi, intimité du couple renforcé, prévention santé). L’étude Herrmann et al. de 2007 (étude qui a permis de valider scientifiquement la Symptothermie) montre que 9% seulement des femmes abandonnent la symptothermie après un an, pour des raisons d’insatisfaction (même bien formées initialement). Du côté de l’important groupe Facebook Symptothermie (c’est la cofondatrice qui te parle), ce que nous constatons sur le terrain auprès des femmes qui démarrent la symptothermie sans formation de départ, ce sont des arrêts liés à une démotivation : malgré l’entraide utile du groupe, apprendre la symptothermie est moins facile que de prendre la pilule (surtout les trois premiers mois). On peut buter sur des difficultés de plusieurs ordres : une mauvaise connaissance de la méthode qui la rend compliquée, un conjoint qui désapprouve l’idée, l’avis du corps médical qui les décourage à poursuivre leur démarche, le manque de confiance en ses propres observations lorsqu’elles ne sont pas validées ou corrigées par une conseillère. Certaines femmes reprennent une contraception conventionnelle à la suite d’un échec contraceptif avec la symptothermie, cet échec peut aussi être dû à un préservatif qui craque en période fertile et qui les oblige à prendre la pilule du lendemain. D’autres femmes ont du mal à être rigoureuses avec la prise de température et l’auto-observation de leur glaire cervicale. Enfin, certaines femmes dans les milieux défavorisés n’ont pas les moyens de se payer une conseillère pour les accompagner, elles n’ont pas bénéficié d’une éducation suffisante leur permettant de prendre en main leur apprentissage.

Quelles sont les peurs et les questions les plus fréquentes des femmes vis-à-vis de la méthode symptothermique et les réponses que vous y apportez ? 

Le principal problème qu’évoquent les femmes lorsqu’elles débutent la symptothermie c’est la difficulté à reconnaître leur glaire cervicale. Personne ne leur a appris cela ! Un autre problème est celui de la confiance en soi, en la capacité à conquérir son autonomie car on a toujours dit aux femmes que cela était impossible en matière de contraception. Certains mythes à propos du cycle féminin viennent aussi leur savonner la planche : on peut tomber enceinte pendant ses règles (certes, mais pas à n’importe quelle condition et certainement pas avec une pratique correcte de la symptothermie), il peut y avoir une ovulation spontanée pendant un rapport sexuel (cela est faux, car le processus ovulatoire prend du temps; en revanche, une double ovulation à 24 ans d’intervalle est possible). Parmi les peurs que rencontrent les femmes, il y a aussi celle de leur gynécologue : elles sont nombreuses à redouter l’avis de leur spécialiste au moment d’exprimer leur choix de la symptothermie. Beaucoup de femmes font état de pressions reçues par le corps médical. Parmi les questions fréquentes, on retrouve celle de la fiabilité de la méthode. Dans la mesure où les pouvoirs publics classent la Symptothermie parmi les méthodes « réservées aux couples prêts à accepter une grossesse », on peut comprendre leurs craintes! Tout notre travail, au sein de la fondation et du groupe FB, est de les rassurer, tout en leur recommandant un accompagnement pendant six mois.

Quel investissement minimal est demandé aux femmes pour un bon apprentissage de la symptothermie ?

L’investissement demandé aux femmes est de deux ordres : un investissement financier et un investissement personnel. Du côté financier, il est hautement recommandé de s’attacher les services d’une conseillère en symptothermie pendant six mois (online ou en cabinet). Il faut aussi se procurer un thermomètre avec deux chiffres après la virgule et un manuel (parfois gratuit). Du côté de l’investissement personnel, la Symptothermie demande de s’observer avec une grande rigueur pendant trois mois avant de pouvoir donner du lest à ses observations. Cette rigueur est indispensable tant que la femme est en période fertile. Passée l’ovulation, l’utilisatrice peut relâcher ses observations jusqu’à la prochaine fenêtre de fertilité. Il ne s’agit donc pas d’une rigueur 24 heures sur 24, mais de quelques minutes par jour sur une période donnée : après les règles et jusqu’à la fin du processus ovulatoire. Plus la femme progresse au fil des cycles, moins cette rigueur est nécessaire.

Quelles sont les différentes écoles de symptothermie et leurs différences ?

Il existe en Europe quatre grandes écoles de symptothermie. Nous avons d’abord l’institut autrichien INER Rötzer, le pionnier!Il y a aussi les Allemands de l’école Sensiplan, auteurs des principales études qui ont donné leur crédibilité scientifique à la Symptothermie (Universités de Düsseldorf et Heidelberg, Allemagne). Nous avons ensuite en France le réseau du CLER (association chrétienne), qui parle de méthode d’auto-observation (MAO), approche sympthermique sans le jour Döring/Rötzer. Et enfin, la fondation suisse SymptoTherm, laïque. Cette dernière se différencie par l’emploi des outils numériques pour gérer ses cycles (didacticiel sympto, sur ordinateur et sur les téléphones). Mais le CLER n’est pas en reste avec un logiciel sur ordinateur (Dafra). Du côté de la méthode Sensiplan, même si on privilégie la méthode manuelle (crayon, papier, gomme), il existe aussi une application (myNFP), très performante mais en allemand. Toutes ces écoles proposent une approche similaire, à quelques nuances près, mais il est recommandé aux débutantes de ne pas mélanger les contenus méthodologiques pendant la période d’apprentissage.

Quelle est l’histoire de la symptothermie ?

A l’origine, nous avons le médecin autrichien Joseph Rötzer (décédé en 2010), qui est considéré comme le découvreur de la méthode « sympto–thermique ». Ses premières investigations remontent à 1951. Il s’agissait de trouver une méthode de régulation des naissances compatibles avec le dogme catholique. Après une première publication en 1962 puis un livre en 1965, il faudra attendre 1985 pour la création de l’institut de la régulation des naissances INER Rötzer (institut à but non lucratif de droit allemand). Sensiplan, le CLER et SymptoTherm sont les héritiers de la méthode Rötzer. Christine Bourgeois, présidente de la fondation SymptoTherm, a notamment fait partie de la cohorte Rötzer qui a permis de formaliser la méthode symptothermique, elle est aussi la traductrice de la version française du manuel de Joseph Rötzer, « L’art de gérer sa fertilité ». Sa rencontre avec Harri Wettstein en 1999 a permis la création de la fondation SymptoTherm et de l’application sympto.

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